En réaction à la volonté du gouvernement de « faire payer aux pharmaciens le dérapage des indemnités journalières des arrêts maladie et des frais hospitaliers par une baisse des remises sur les génériques, biosimilaires et hybrides », la FSPF, à l’image de l’ensemble de la profession, se prépare à une journée d’action le 1er juillet.
Un grand rassemblement des « professionnels de santé trahis » se tiendra à Paris dès 11 heures, à proximité de l’Assemblée nationale pour faciliter la sensibilisation des députés sous le regard de la presse nationale.
D’autres actions sont d’ores et déjà organisées : elles peuvent être mises en place par toutes les personnes souhaitant « défendre un système de santé de proximité, juste et respectueux ». Chacune a son importance pour donner de l’ampleur au mouvement en touchant différentes cibles complémentaires.
Grève des gardes
La FSPF appelle à une grève des gardes à durée indéterminée à compter du 1er juillet : remplir le sondage permettra au syndicat de communiquer sur la participation en se basant sur des chiffres recueillis en interne. À tous les pharmaciens grévistes, « il est fortement recommandé d’informer le syndicat départemental et le directeur général de l’ARS par e-mail, par exemple grâce à cette lettre type que l’on adaptera, précise la FSPF. Ce n’est pas une obligation légale, mais cela permet de montrer l’ampleur de la mobilisation. »
Toutes les réponses pratiques aux questions que peuvent se poser les pharmaciens qui seront en grève pendant les services de garde et d’urgence, tant pour les officines qui seront réquisitionnées que pour celles qui ne le seront pas, sont détaillées dans la circulaire 25 envoyée par e-mail aux adhérents de la Fédération ce vendredi 27 juin.
Sensibilisation des élus
Pour alerter les élus locaux (maires, députés ou sénateurs) des risques qui pèsent sur l’accès aux soins de la population dont ils ont la charge, l’envoi d’un courrier en tant que pharmacien titulaire est une démarche utile et efficace, en complément des envois qui seront effectués par les chambres syndicales départementales. « Les élus locaux qui reçoivent ce genre de courrier les font remonter aux ministres, et quand de nombreux maires interpellent les ministres, cela fonctionne », a insisté Philippe Besset à l’occasion de son Live hebdomadaire.
Pour cela, la FSPF met à disposition un courrier type dont chacun peut s’inspirer pour exprimer son inquiétude et les raisons de sa mobilisation.
Actions au niveau local
Toutes les initiatives mises en place au niveau départemental sont recensées sur le site mobilisationpharmaciens, dans la partie sur fond vert.
Figurent également sur cette plateforme toutes les informations pratiques ainsi que les outils : lettres types, mais aussi affiches et flyers pour distribution, ainsi que des visuels pour faire connaître le mouvement sur les réseaux sociaux.
Et en cas de durcissement ?
Le syndicat a également évoqué d’autres leviers d’action si le combat devait se poursuivre, notamment « l’arrêt du tiers payant » ainsi que la « démission collective des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) », qui permettra aux pharmaciens de « se joindre aux autres professionnels de santé impactés par les mesures consécutives à l’avis du Comité d’alerte sur le dépassement de l’Ondam ».
Enfin, en cas de fixation d’un plafond de remises insuffisamment incitatif, la FSPF « refusera la poursuite de la substitution des médicaments biosimilaires ».
