Les jours passent et les actions de mobilisation s’enchaînent sans faiblir. Après la manifestation du 1er juillet dernier suivie de diverses actions locales et nationales, la journée du 10 juillet a réuni pharmaciens et kinésithérapeutes devant les CPAM de France pour un « festival des cannes » ayant retenu l’attention de plusieurs médias, notamment le journal national de France 2 qui a couvert l’événement. Commentant l’évolution de la situation dans son Live hebdomadaire, le président de la FSPF a rappelé à ses confrères le calendrier des actions à retrouver sur le site mis en ligne pour l’occasion : grèves de la e-prescription, lettres aux élus et aux autorités avec, comme point d’orgue, la journée du 15 septembre et l’opération de fermeture des pharmacies « si jamais nous n’aboutissons pas entre- temps ».
Lobbying intensif
Le report de l’assemblée générale de la FSPF prévue le 10 juillet au 16 du même mois, soit le lendemain de l’allocution du Premier ministre qui « devrait correspondre avec le rendu de l’arbitrage concernant les remises biosimilaires et hybrides et, nous l’espérons, le maintien à 40 % du plafond des remises génériques », devrait permettre aux élus de la Fédération de convenir de la réponse la plus appropriée à donner à la décision définitive des pouvoirs publics. Pour l’heure, Philippe Besset indique que « rien ne filtre » et qu’aucune indication sur la décision gouvernementale ne lui est parvenue. Il assure par ailleurs que l’ensemble des équipes du syndicat « sont sur le pont » avec la mise en place d’une organisation bicéphale : « Le secrétaire général de la FSPF, Frank Basque, s’occupe de la mobilisation et, de mon côté, avec l’équipe chargée des question économiques, nous entrons quotidiennement en contact avec le plus de députés et de sénateurs possible, en attendant que les administrations centrales veuillent bien nous parler à nouveau. »
Gabriel Attal à la Fédé
Le président de la Fédération explique à cet effet « rencontrer des élus de tous bords, mais du socle commun en premier chef parce que ce sont eux qui peuvent le plus influer sur le Premier ministre ». C’est ainsi que Gabriel Attal, secrétaire général de Renaissance et président du groupe Ensemble pour la République à l’Assemblée nationale, s’est déplacé, le 10 juillet, à la Maison des Pharmaciens pour rencontrer Philippe Besset. L’ancien Premier ministre a appuyé le fait que, dans la situation économique présente, il revenait à tout le monde de consentir à des efforts, mais a également concédé que ces mesures devaient être programmées et pas imposées brutalement. Il a assuré au président de la FSPF qu’il ferait part à la ministre de la Santé de ce problème de méthode ainsi que de l’inquiétude grandissante des pharmaciens.
Tout-terrain
Rappelant que cette consultation tous azimuts des élus de la République siégeant au Palais Bourbon ou à l’Assemblée nationale était fondamentale, car « il faut avoir du respect pour la représentation nationale et, dans le contexte présent, tous les députés et sénateurs comptent », le président de la FSPF a enjoint ses confrères à faire de même à leur niveau : « Tout ce que vous faites est important. Il faut que nous passions notre temps à mener des actions de conviction, et même auprès de nos patients. Tout le monde a un rôle à jouer dans l’édification d’une force capable de peser sur la décision finale du gouvernement. »
