C’est par un communiqué commun que la FSPF, l’UNPF, l’Uspo, Federgy et l’UDGPO ont confirmé leur volonté de faire « front uni » ce jeudi 18 septembre pour « défendre l’avenir de la pharmacie ». Ces représentants de la profession appellent à une « fermeture massive des officines et à des manifestations partout sur le territoire ». Pour eux, « la chute du gouvernement Bayrou n’était qu’une étape » et « cette mobilisation inédite ne s’interrompra qu’avec l’annulation de l’arrêté », qualifié de « mortifère », abaissant notamment le plafond des remises génériques.
Alerte rouge
Comme l’a détaillé Philippe Besset lors de son live hebdomadaire, l’intense mobilisation de la profession poursuit trois objectifs complémentaires. « Nous voulons exprimer notre rejet de l’arrêté paru le 4 août et interpeller le public » à ce propos, puisque la problématique d’un réseau officinal en déliquescence concerne en premier lieu les patients. Il s’agit également d’alerter le Premier ministre fraîchement nommé, Sébastien Lecornu, et de l’inciter à « construire un plan pharmacie pour l’avenir ». Il est cependant clair pour le président de la FSPF que si le décret était retiré d’ici le 18 septembre et que le taux de remise sur les génériques revenait à 40 %, la profession « se remettrait au travail » plutôt que de défiler dans les rues.
Voie législative activée
L’objectif est également d’aller à la rencontre des parlementaires, « maîtres du jeu » législatif. Si le gouvernement ne retirait pas l’arrêté, il « faudrait porter, dans le cadre du vote du prochain PLFSS, un amendement » pour corriger les dégâts occasionnés. La FSPF a d’ores et déjà rédigé une proposition de texte et l’a communiqué à tous les présidents des syndicats départementaux : il constitue un outil précieux dans les discussions avec des élus locaux lors de la manifestation du 18 septembre.
À cette date, ce projet d’amendement sera mis en ligne sur le site jesoutiensmapharma.fr, une plateforme sur laquelle figurera également une carte de France signalant le positionnement de chaque député concernant les remises. Le syndicat pousse ainsi les parlementaires à prendre position et à soutenir massivement le texte, ce qui garantirait à terme son adoption et donc le « maintien d’un modèle gagnant-gagnant pour l’Assurance maladie et le réseau officinal en redonnant au législateur le soin de fixer les plafonds de remises. »
