Le dispositif d’accompagnement financier des officines situées dans les territoires fragiles arrive à la fin de sa phase de déploiement. Les pharmacies concernées, à savoir celles qui sont situées dans un territoire Vie-Santé déclaré comme fragile par leur agence régionale de santé (ARS), qui sont seules dans leur commune et présentent un chiffre d’affaires (CA) de moins de 1 million d’euros, ont déjà été contactées par leur CPAM pour monter un dossier. Attention ! Elles n’ont que jusqu’au 15 octobre prochain pour se déclarer. Dans son Live hebdomadaire, le président de la FSPF a d’ailleurs rappelé qu’en cas d’hésitation, les titulaires peuvent se référer à la cartographie réalisée par la Fédération et disponible sur le site du syndicat.
Un zonage contesté
Inscrit dans l’avenant n° 1 à la convention nationale pharmaceutique, ce dispositif, assorti d’une aide pouvant se monter à 20 000 euros par an, a été pensé, porté et ratifié par la FSPF, conjointement avec l’Assurance maladie. Même si le syndicat se félicite de sa mise en œuvre, il estime cependant qu’il n’est pas déployé à la hauteur des besoins réels constatés sur le terrain. C’est pourquoi Philippe Besset a indiqué que la FSPF allait envoyer, dans les jours à venir, un courrier à toutes les pharmacies de moins de 1 million d’euros de CA et seules dans leur commune, « quel que soit leur situation au regard de ce zonage effectué par les ARS et que nous contestons en partie. Nous militons en effet pour que le dispositif soit étendu à toutes ces officines via la proposition parlementaire de loi (PPL) déposée par le sénateur Philippe Mouiller (LR, Deux-Sèvres), le 28 avril dernier. » Une demande soutenue par la Cnam et qui devrait trouver grâce aux yeux du Premier ministre. Dans le cadre du réseau France Santé qu’il compte déployer, Sébastien Lecornu souhaite en effet s’appuyer sur toutes les solutions sanitaires existant dans les territoires et, en particulier, sur les « 900 officines isolées et sans médecin dans leur commune », rappelle Philippe Besset.
Un déploiement sous-dimensionné
Le président de la FSPF constate en effet que « nous devrions arriver, dans la première phase, à une centaine d’officines aidées, soit un chiffre très inférieur à celui sur lequel nous avions tablé lors de nos travaux conjoints sur la question avec l’Assurance maladie ». Le syndicat reste campé « sur un ordre de grandeur d’environ 1 000 pharmacies concernées, en espérant qu’elles puissent bénéficier de l’aide le plus tôt possible, c’est-à-dire début 2026 ».
Par ailleurs, l’absence de parution des arrêtés des ARS permettant de définir les territoires fragiles dans les régions Île-de-France, Guadeloupe, La Réunion, Martinique et Mayotte crée une rupture d’égalité entre les officines potentiellement concernées. Dans ce contexte, la FSPF a demandé au ministère de la Santé une publication rapide de ces textes qui auraient dû l’être avant le 14 février dernier, ainsi qu’un report de la date limite de dépôt des dossiers de candidature pour les officines des cinq régions concernées.
