C’est au cœur de l’été – et en pleine crise des remises génériques et biosimilaires –que le laboratoire français a annoncé négocier en exclusivité avec BC Partners la cession de sa filiale générique. Le fonds londonien était déjà candidat en 2024, en partenariat avec Bpifrance, avant que le projet de cession de Biogaran soit mis en sommeil en septembre sous la pression du gouvernement.
Sous conditions
Dans un communiqué commun, acheteur et vendeur indiquent que « les conditions de la transaction demeurent confidentielles ». Mais selon l’AFP, une « source proche du dossier » avance que la cession serait comprise entre 800 millions et 1 milliard d’euros. BC Partners devrait respecter les conditions posées par le gouvernement l’an dernier, en particulier le maintien en France du siège social et, surtout, de l’essentiel de la production de médicaments. Si rien n’est encore acté, Servier présente BC Partners comme « un investisseur européen de premier plan disposant d’une grande connaissance du secteur générique ». Un savoir-faire acquis notamment à travers les rachats de Pharmathen en 2015 (revendu en 2021) et de Synthon en 2019 (partiellement cédé en décembre dernier). Les négociations devraient se poursuivre jusqu’à la fin de l’année.
