Depuis le Liberation Day du 2 avril dernier, l’industrie pharmaceutique marche sur des œufs. La menace d’envol des droits de douane s’est finalement concrétisée en juillet à hauteur de 15 % par un accord bilatéral avec l’Union européenne, excluant néanmoins les génériques et les précurseurs chimiques. S’y ajoute le décret du 23 mai dernier visant à aligner le prix des médicaments aux États-Unis sur ceux de « la nation la plus favorisée », suivi d’un courrier menaçant à 17 laboratoires énumérant les mesures à mettre en place et d’appels quasi quotidiens de la Maison blanche.
Ventes directes aux patients
Le 26 septembre, le président américain a annoncé des droits de douane de 100 % sur les princeps, « sauf si l’entreprise construit actuellement son usine de fabrication aux États-Unis ». Résultat, depuis janvier 2025, le pays comptabilise près de 400 milliards de dollars d’investissements promis par nombre de groupes pharmaceutiques. Certains, comme Sanofi, AstraZeneca ou BMS, prévoient aussi de créer ou de renforcer leurs programmes de vente de médicaments directement aux patients américains. Pfizer a ainsi annoncé, le 1er octobre dernier, des baisses de prix et des mises en vente directe sur la plateforme TrumpRx.gov… en échange de trois ans d’exemption de droits de douane !
