Le 10 avril dernier, l’Uspo a publié un fax à destination de toutes les officines de France. Son objet était simple : inciter les pharmaciens à ne pas payer à l’Apgis, nouvel organisme de prévoyance recommandé pour la branche pharmacie d’officine, la contribution patronale destinée au développement du paritarisme et au financement de la négociation collective en pharmacie d’officine (FNDP).
Irresponsabilité
Le syndicat incite la profession à payer directement cette contribution à la FNDP par chèque, ce que permettrait une convention passée le 19 février entre l’Apgis et le FNDP. « Cette affirmation est fausse », prévient la FSPF, qui pointe à cette occasion plusieurs erreurs dans la communication de l’Uspo et « dénonce avec la plus grande fermeté le caractère irresponsable et dangereux des consignes de l’Uspo ». En effet, si les pharmaciens paient par chèque directement le FNDP plutôt que d’avoir recours au « processus dématérialisé et sécurisé attaché à la déclaration sociale nominative des cotisations (DSN) », il y a un risque non négligeable de désorganisation de la collecte et, in fine, de déstabilisation du dialogue social en officine, la raison d’être du FNDP. Cette disposition n’est par ailleurs pas prévue dans les textes régissant le FNDP.
Salariés groupés
La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a été interpellée sur le sujet par les principaux syndicats de salariés (CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT) par un courrier du 4 avril : ils y dénoncent les « agissements de l’Uspo » et demandent à la ministre une « intervention urgente » sur ce dossier décidément très sensible.
