N°1379
Avril 2026

Une ligne d’écoute pour les étudiants

L’Anepf vient de mettre en place la « Ligne Relais », un dispositif téléphonique à l’écoute des étudiants en pharmacie confrontés à des situations de mal-être visant à les orienter vers un soutien adapté.

Le Pharmacien de France
© adobestock_Morocko
par Hélène Bry
Le 05 décembre 2025

Alors que le gouvernement fait de la santé mentale la grande cause nationale pour la seconde année consécutive, l’enquête menée en juin dernier par l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf) révèle que « 62,1 % des étudiants exprimant un mal-être n’ont pas consulté de professionnel de santé » et que « 58 % des étudiants en pharmacie ne se sentent pas suffisamment informés sur les aides existantes ». Pour répondre à ces besoins, l’Anepf, en collaboration avec la Mutuelle nationale des hospitaliers (MNH), a lancé, le 4 décembre dernier la Ligne Relais, une centrale d’orientation vers des structures adaptées pour les étudiants en pharmacie confrontés à des situations de mal-être.

Qui est au bout du fil ?

Ce nouveau service est accessible au 01 42 11 11 10, du mardi au samedi, de 10 h à 12 h et de 13 h à 18 h 30. Au bout du fil, trois étudiants du bureau national de l’Anepf, tous formés aux premiers secours en santé mentale, sont à l’écoute et évaluent la situation selon un protocole strict. Ils peuvent ensuite orienter l’appelant vers les structures adéquates en fonction de sa situation : des professionnels de la santé mentale, les services sociaux, des associations spécialisées ou encore les dispositifs internes de l’Anepf. « Un comité de suivi trimestriel, composé d’un professionnel de santé ou psychologue partenaire, est chargé d’évaluer le fonctionnement du service, d’identifier les éventuelles difficultés et de proposer des axes d’amélioration », précise l’association.
La création de la Ligne Relais intervient huit jours après la publication de l’enquête de La Mutuelle des étudiants (LMDE) menée en mars dernier auprès de 2 009 étudiants. Celle-ci met notamment en avant un mal-être persistant pour 71 % d’entre eux, un taux à mettre en regard de celui observé en population générale (46 %).

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