L’aide conventionnelle de l’Assurance maladie aux pharmacies en difficulté est officiellement élargie. Mise en place par l’avenant n° 1, celle-ci avait été limitée par un critère de zonage en territoires fragiles qui avait réduit le nombre d’officines éligibles comme une peau de chagrin. Moins de 150 ont pu en bénéficier, alors que la cible initiale était d’un millier. Après le rectificatif porté dans la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026, l’avenant n° 2, signé le 7 avril et publié le 21 mai, permet de renouer avec cet objectif. Sont éligibles à cette aide de 20 000 euros par an en 2026 et 2027 les pharmacies seules dans leur commune, dont le chiffre d’affaires est inférieur à 1 million d’euros HT (et non plus TTC), situées dans une zone sous-dense en médecins, ouvertes au moins 10 mois par année civile et dont le ou les titulaires n’ont pas été condamnés pour fraude dans l’année précédant la demande.
Négociations à venir
L’avenant n° 2 comprend deux autres mesures. Il s’agit, d’une part, d’une modification des critères liés à la substitution et qui font partie de la Rosp Bon usage des produits de santé (BUPS), de façon à ne plus pénaliser les pharmacies qui atteignent leurs objectifs dès la première année. D’autre part, le montant du code traceur par téléconsultation passe de 1 euro à 1 centime et ne sera plus défalqué de la rémunération forfaitaire du pharmacien. La FSPF attend désormais l’ouverture de négociations conventionnelles, comme prévu en préambule de l’avenant n° 2, qui porteront sur l’extension des missions officinales, la trajectoire économique du réseau et son mode de rémunération.
