N°1382
Juillet-Août 2026

La lettre de cadrage se fait attendre

Alors que la tacite reconduction de la convention pharmaceutique doit intervenir en 2027, la FSPF se réserve le droit de la dénoncer si la lettre de cadrage de la ministre n’intervient pas rapidement.

© AdobeStock_insideFairy
par Benoît Thelliez
Le 04 September 2026

Pour la FSPF, la rentrée est marquée par « des chantiers résolument économiques et conventionnels », comme les a qualifiés Fabrice Camaioni, désormais président par intérim du syndicat et candidat au poste laissé vacant par Philippe Besset, dans son Live hebdomadaire. Il s’agit, dans un premier temps, de l’avenant n° 3 dont les réunions préparatoires avec la Cnam ont déjà commencé et qui doit notamment intégrer les entretiens d’accompagnement des personnes diabétiques. Un volet qui ne devrait pas poser de grosses difficultés car « nous y avons déjà beaucoup travaillé ces derniers mois en comité paritaire national des programmes d’action (CPN-PA) », précise Fabrice Camaioni. La récente « loi Neuder » sur la prévention cardiovasculaire, qui prévoit que le pharmacien puisse prendre la tension artérielle en toute légalité, fera également partie des discussions. Mais la FSPF estime que si la possibilité offerte aux pharmaciens de dépister l’HTA à l’officine est évidemment une bonne chose, il est également indispensable que les pharmaciens « obtiennent de pouvoir suivre ces patients en respectant les règles des sociétés savantes de cardiologie ». Enfin, l’expérimentation Osys, dont la généralisation a été actée par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026, implique une prise en charge par le pharmacien de certaines situations cliniques s’ajoutant à celles déjà autorisées (Trod angine et infection urinaire). Une évolution favorable, mais dont le déploiement « devrait prendre un peu de temps », prévient l’élu.

Des débats intenses

Autre chantier d’ampleur s’il en est, la réforme de la structure de la rémunération des pharmaciens est toujours au point mort. Pourtant, les conclusions du rapport Igas/IGF entérinent une trajectoire à la baisse pour le réseau, qu’il est désormais urgent de redresser. En effet, « nous espérions pouvoir travailler avec l’Assurance maladie et la Direction de la Sécurité sociale (DSS) cet été comme cela avait été promis, mais il faut une note de cadrage de la ministre de la Santé, qui n’est toujours pas arrivée, même si on nous l’annonce pour la semaine prochaine », explique Fabrice Camaioni. Il précise cependant que « cela n’a pas empêché le pôle économique de la FSPF de plancher cet été pour dégager des pistes à propos desquelles les débats sont d’ailleurs assez intenses ». Enfin, le sujet de la convention pharmaceutique, qui arrive à échéance, n’est pas encore tranché : « Nous déciderons à la fin du mois de septembre si nous nous opposons ou pas à sa tacite reconduction. » Pour le président par intérim de la FSPF, « plusieurs conditions doivent être remplies pour que nous puissions la prolonger et notamment cette lettre de cadrage ministérielle qui se fait attendre ».

Partager ce contenu
À lire aussi
Entériné par la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) 2026, le tiers payant contre biosimilaire et hybride...
Divers dispositifs de soutien aux entreprises frappées cet été par les incendies en Nouvelle-Aquitaine et dans le Var...
6 390
euros
C’était, selon l’Insee, le revenu mensuel moyen d’un pharmacien titulaire en 2024, soit une baisse (la plus forte
Bienvenue sur le nouveau site du Pharmacien de France !

Vous êtes déjà abonné ?
Connectez-vous pour mettre à jour vos identifiants :

 

Vous n’êtes pas encore abonné ?
Rejoignez-nous !