Soulignant que ces médicaments sont déjà disponibles sans ordonnance dans les pays voisins, les trois organisations défendent l’idée que le pharmacien est « capable de prendre en charge, en première intention, un ensemble plus large de pathologies du quotidien ». Or, constatent-elles, « son potentiel reste sous-exploité, faute d’un arsenal thérapeutique à la hauteur de ses compétences et à même de répondre aux demandes actuelles des patients ». Ces derniers sont, en effet, toujours confrontés aux déserts médicaux et à un délai d’attente de plus en plus long pour obtenir un rendez-vous en cabinet.
Listées dans le communiqué de presse, les 33 molécules sélectionnées couvrent un large spectre de « maux du quotidien courants pour lesquels les Français se présentent déjà spontanément au comptoir », telles que des affections dermatologiques, des douleurs articulaires et de la traumatologie sportive, des troubles digestifs, des mycoses, des rhinites allergiques, des insomnies occasionnelles, des nausées ou encore des douleurs dentaires dans l’attente d’une consultation. « Les propositions que nous soumettons à l’ANSM sont fondées sur l’expérience de nos voisins européens et sur la réalité du terrain. Elles sont raisonnables, encadrées et attendues », insiste Fabrice Camaioni, président de la FSPF.