Le site de e-commerce ne désarme pas : « La juge considère que les échanges de mails entre Pharmazon et Google ne constituent pas la preuve d’un accord et estime que le litige ne relève pas de la procédure d’urgence, renvoyant ainsi l’affaire vers une procédure de fond. » L’histoire commence à l’été 2024, lorsque le géant américain décide de mettre un terme au contrat de Pharmazon – qui utilise son service de référencement payant Google Shopping depuis trois ans –, estimant que le mode de livraison en pharmacie ne respecte pas ses règles. Un accord est finalement trouvé par mail pour indiquer que la livraison est possible à partir de 29 euros et que le retrait en pharmacie est gratuit. Mais Google affiche une mention différente : « Minimum d’achat de 29 euros ». En première instance, le tribunal de commerce avait donné raison à Pharmazon et demandé soit l’application de l’accord trouvé par mail, soit le retour à la situation antérieure. Mais, en appel, Google a obtenu gain de cause. Pour Pharmazon, cette décision « fragilise le cœur » de son modèle « basé sur le retrait en pharmacie et la génération de trafic physique dans les officines », et menace les emplois de 12 de ses 21 salariés. La société va poursuivre la procédure au fond et appelle à un soutien politique pour maintenir les pharmacies de proximité, sécuriser les emplois locaux, protéger un numérique « éthique et souverain » et « garantir l’accès aux soins dans toutes les zones, rurales et urbaines ».
