N°1378
Mars 2026

Franchises doublées et au comptoir : c’est toujours non !

Devant la Cour des comptes, la FSPF n’a pas caché son hostilité au projet du précédent gouvernement relatif aux franchises médicales.

© adobestock_Pict rider
par Claire Frangi
Le 19 septembre 2025

Lors de son Live hebdomadaire du 19 septembre, Philippe Besset a indiqué que la Cour des comptes avait auditionné la FSPF quelques jours plus tôt, le 16 septembre, sur le sujet des franchises médicales. Il avait annoncé début septembre que l’institution financière avait lancé une étude sur le mode actuel de perception des franchises. Dans le cadre des mesures d’économies annoncées par François Bayrou en juillet, lorsqu’il était encore Premier ministre, trois projets de décrets visant à augmenter les montants unitaires des franchises médicales et les plafonds annuels de ces participations avaient vu le jour. Ces textes n’ont, à cette heure, pas encore été publiés.

Solidarité mise à mal

La Cour des comptes a interrogé la FSPF dans le cadre de sa mission qui vise à « évaluer le taux de recouvrement des franchises, la façon dont se faisait ce recouvrement ces dernières années et son impact sur les patients, afin de faire des préconisations pour l’avenir », a détaillé Philippe Besset. Sans surprise, le président de la FSPF a répété devant la Cour, « au nom de tous les pharmaciens », son opposition « fondamentale » à l’idée même de la franchise. « Les principes généraux de la Sécurité sociale sont qu’on cotise selon ses moyens, et on emploie les deniers publics selon ses besoins. Et la franchise, ce n’est pas conforme à cela », a-t-il affirmé.

Niet pour un recouvrement au comptoir

En outre, il considère que le mode de recouvrement des franchises « incite les patients qui ont des médicaments prescrits à ne pas venir les chercher, ce qui induit un renoncement aux soins. Ce système n’est donc pas une bonne idée ». Quant à la possibilité d’un recouvrement au comptoir, « elle est, de notre point de vue, complètement exclue parce qu’elle remet en cause notre capacité à pratiquer le tiers payant », a-t-il asséné. Pour Philippe Besset, ce projet d’augmentation des franchises, tout comme celui de la suppression de deux jours fériés, ou celui sur la baisse des remises génériques, a vocation à « rejoindre le cimetière des mesures Bayrou ».

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