Grosse journée pour les élus de la Fédération à la veille du Congrès national des pharmaciens ! Après avoir élu le nouveau président, Fabrice Camaioni, et validé l’équipe aguerrie qui constitue le bureau, les syndicats départementaux ont approuvé, au travers de quatre motions, le travail mené par les équipes de la FSPF sur le modèle de rémunération de l’officine, les hypothèses d’évolution et les orientations proposées. Ils ont aussi « pris acte du calendrier des négociations conventionnelles proposé par l’Assurance maladie », qui ouvre la voie à un avenant numéro 3 avant la fin de l’année. Celui-ci vise à faire entrer le dispositif Osys dans le droit commun, à créer de nouveaux entretiens pharmaceutiques dévolus aux diabétiques de type 2 et à permettre le suivi de la tension artérielle à l’officine. « Surtout, souligne le syndicat dans un communiqué, la FSPF s’est félicitée du lancement, en parallèle de ces négociations, de travaux préparatoires à une réforme de fond de la rémunération des pharmaciens d’officine. »
Le choix de la responsabilité
C’est dans ce cadre que l’assemblée générale a décidé de ne pas s’opposer à la reconduction de la convention nationale pharmaceutique. En effet, estime l’organisation professionnelle, alors que la France est « à quelques mois d’une séquence électorale nationale qui pourrait rebattre les cartes, la renégociation intégrale d’une convention pourrait retarder, voire compromettre la réforme du modèle de rémunération ». Dans le pire des scénarios, l’absence de conclusion d’une nouvelle convention pourrait mener à « un règlement arbitral au contenu minimaliste et vraisemblablement défavorable à la profession », ce qui ferait courir un risque majeur à l’ensemble du réseau. C’est pourquoi, conclut Fabrice Camaioni, face à un « contexte politique et international incertain, la FSPF fait le choix de la responsabilité : sans renier les acquis des dernières années, elle maintient le cap pour protéger les pharmaciens et assurer l’avenir économique du réseau ».
