L’année 2025, pour le moins riche en événements concernant la pharmacie d’officine, s’achève à peine que la nouvelle s’annonce déjà chargée pour les représentants de la profession. Dans son Live hebdomadaire, le président de la FSPF a ainsi tracé à grands traits le programme de travail du syndicat pour le premier semestre 2026 dont l’axe principal tournera autour de la structure de la rémunération et des réformes nécessaires à la pérennisation du réseau. Un dossier qui se trouve être au cœur des investigations de la mission Igas/IGF demandée début novembre 2025 par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, et dont le rapport d’étape vient d’être exposé aux différents acteurs de la chaîne pharmaceutique.
Restructurer la rémunération
Le premier enseignement rapporté par Philippe Besset est que le niveau d’avancement est satisfaisant, laissant espérer un rendu définitif aux ministres de la Santé et de l’Économie avant la fin de ce mois de janvier. Autre satisfaction : le constat des équipes Igas/IGF « reprend presque intégralement ce que la FSPF dit de la situation économique actuelle de la profession et de l’impact négatif qu’aurait eu la baisse du plafond de marges ». Ayant pu consulter les liasses fiscales et l’ensemble des contrats, les rapporteurs de la mission concèdent que l’environnement économique post-Covid de la pharmacie d’officine s’est dégradé et que des mesures structurantes concernant la rémunération s’imposent. Leurs préconisations actuelles vont d’une nécessité de transparence autour des conditions commerciales touchant les produits financés par l’Assurance maladie à la défense du maillage, en ciblant spécifiquement les pharmacies situées en zone rurale ou dans les quartiers prioritaires des villes.
Une négo conventionnelle au printemps
Rappelant que le rapport définitif de la mission « sera la base sur laquelle nous élaborerons nos revendications en matière de rémunération », le président de la FSPF a exposé le calendrier probable du premier semestre de l’année. Dès la remise du rapport aux ministres concernés et sa communication aux syndicats de la profession officinale, la FSPF entreprendra un travail d’analyse durant le mois de février, qui sera alimenté par des échanges avec les autorités de santé afin de définir les priorités. Le mois de mars sera consacré à la construction des propositions du syndicat, ratifiées par son assemblée générale qui aura lieu à la fin de ce même mois. « L’idée ensuite est que la ministre de la Santé produise rapidement une lettre de cadrage destinée au directeur de l’Assurance maladie afin que nous puissions ouvrir une négociation conventionnelle le plus tôt possible au printemps », conclut Philippe Besset, pour qui « le second semestre 2026 devrait être en partie occupé par la préparation nécessaire à l’année 2027 qui verra l’élection d’un nouveau président de la République et, avec elle, l’inévitable réévaluation de l’ensemble des sujets de fond pour la conduite de la Nation ».
