« Arraché de haute lutte grâce à la mobilisation inédite des pharmaciens, le maintien du plafond des remises sur génériques à 40 % est prolongé d’une année », se réjouit la FSPF. Lors de sa première rencontre avec la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, le 28 octobre dernier, Philippe Besset lui avait demandé de s’engager devant l’Assemblée nationale à maintenir ce plafond jusqu’en décembre 2026. Une requête exaucée le 4 novembre devant les députés. Car, pour le président de la FSPF, il faut bien une année complète pour que des travaux de concertation soient menés à l’issue de la mission de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) et de l’inspection générale des finances (IGF) sur le modèle économique de l’officine et aboutissent à des décisions qui devront ensuite se traduire par des textes législatifs, conventionnels et réglementaires. S’il se félicite que les députés se soient eux aussi saisis du sujet, il ne cache pas ses doutes quant à l’adoption du PLFSS pour 2026. « Pour prévenir ce risque », un arrêté doit être publié dans les prochains jours et « son effet immédiat préservera l’officine et le niveau des remises des aléas politiques, que le PLFSS soit adopté ou non, précise Philippe Besset. Dans l’immédiat, la FSPF reste mobilisée auprès des parlementaires de tous bords qui soutiennent sa proposition d’amendement, dans la perspective du PLFSS pour 2027, qui devra, en temps utile, porter les évolutions législatives nécessaires à la mise en place d’un nouveau modèle de rémunération. »
