Investigués à l’automne par l’Inspection générale des finances (IGF), les Ordres des médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens font l’objet d’une saisine de la justice en raison de « faits susceptibles de constituer une infraction pénale », a dévoilé la ministre de la Santé le 31 mars dernier. Si le rapport de l’IGF sur l’Ordre des médecins a fuité à la mi-mars, rien n’avait filtré concernant les deux autres entités. Une faille comblée le 8 avril par Le Canard enchaîné, selon lequel l’IGF s’interroge sur l’absence de sanctions disciplinaires contre les 8 000 pharmaciens (dont 47 conseillers ordinaux) impliqués dans l’affaire Urgo, ou sur l’attribution de subventions à l’association Adop, elle-même dirigée par des conseillers ordinaux, ce qui pourrait « relever de la qualification de prise illégale d’intérêts ». S’y ajoutent la non-transmission des déclarations d’intérêts pour 60 % des conseillers ordinaux à fin 2025 et la hausse injustifiée de la cotisation ordinale de 19 % entre 2019 et 2025. L’IGF recommande de « supprimer les 12 conseils régionaux (267 personnes) au profit d’un pilotage centralisé ».
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Les Ordres dans la tourmente
La mission de vérification des activités des Ordres des médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens aboutit à un signalement à la justice par l’IGF. Le garant de déontologie pharmaceutique n’est pas épargné.

© adobestock_irfan
par Mélanie Mazière
Le 10 April 2026
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