Le dispositif d’accompagnement à la prescription des analogues du GLP-1 (aGLP-1) patine. Mis en place au 1er février dernier et formellement obligatoire dès le 1er mai prochain, il semble qu’il ne soit pas encore entré dans les mœurs des prescripteurs, et c’est peu dire. Ainsi, selon des chiffres évoqués par le président de la FSPF lors de la conférence de presse du 26 mars dernier au lendemain de sa réélection à ce poste, 86 % des ordonnances comportant cette classe d’antidiabétiques ne respecteraient pas, à date, l’obligation faite au médecin de fournir un justificatif d’accompagnement de prescription.
Abandonner ou sévir
Selon Philippe Besset, « le suivi de la montée en charge des codes PRR [prescription renforcée remboursable, NDR] indiquant que seuls 14 % des prescriptions d’aGLP-1 sont conformes, il est illusoire de penser pouvoir atteindre un seuil de 80 à 90 % dans un mois ». Une situation à laquelle il ne voit pour l’heure que deux issues : abandonner temporairement le dispositif ou appliquer des mesures coercitives à l’encontre des prescripteurs qui ne remplissent par leur obligation dans ce cadre. Quoi qu’il en soit, le président de la FSPF prévient qu’il est hors de question que les pharmaciens « renvoient chez eux sans traitement plus de 85 % des patients diabétiques à qui on l’a prescrit ».