L’affaire fait grand bruit depuis les révélations de l’hebdomadaire Le Point le 26 juin dernier. Des médecins spécialistes s’inquiétaient alors des pénuries de Praluent (Sanofi) et, par effet de report, de Repatha (Amgen). La cause ? Des négociations de prix insatisfaisantes avec l’État qui ont poussé les deux sociétés à réduire leurs livraisons en France. De fait, seul l’Hexagone est concerné par ces fortes tensions d’approvisionnement et, depuis octobre, il est demandé aux prescripteurs de ne plus initier de traitement avec Praluent. Si, pendant cinq ans, Sanofi « a fait le choix d’honorer la demande croissante […] sans que les conditions de mise à disposition du traitement soient adaptées par les autorités », il affirme que ce n’est plus économiquement viable. Le groupe a donc expliqué, fin juin, avoir demandé le déremboursement de Praluent (dont le prix mensuel dépasse les 400 euros). Il est revenu sur sa décision le 18 juillet car les négociations ont repris. Sanofi n’a pas partagé ses prétentions, mais assure travailler « avec les autorités à l’élaboration, dans les semaines à venir, d’une solution collective et durable qui permettrait de garantir l’accès à Praluent dans les meilleures conditions ».
