Le ministère de la Santé l’avait annoncé fin mai, c’est désormais chose faite. L’ANSM a levé les restrictions de prescription des nouveaux traitements de l’obésité – Mounjaro (tirzépatide), Saxenda (liraglutide) et Wegovy (sémaglutide) – afin de « garantir un accès plus équitable ». En effet, relève l’Agence, « la limitation de la prescription initiale […] a pu en freiner l’accès pour certains patients, du fait de délais parfois importants pour consulter un spécialiste », auxquels s’ajoute « une accessibilité inégale à ces professionnels de santé selon les territoires ». D’après le directeur de la filiale tricolore de Novo Nordisk, Étienne Tichit, la France faisait jusqu’alors figure d’exception, tous les pays européens autorisant l’initiation et le renouvellement de prescription par le médecin généraliste. L’ANSM maintient néanmoins « une surveillance renforcée et continue de leur sécurité d’utilisation » et rappelle qu’il s’agit de « traitements de seconde intention, en cas d’échec de la prise en charge nutritionnelle, et en association à un régime hypocalorique et à une activité physique ». Ils ne doivent pas être utilisés pour la perte de poids à des fins esthétiques.
