N°1377
Février 2026

Rejets de facturation : la lumière au bout du tunnel

Les rejets massifs de facturation liés à des manipulations erronées du CEPS dans la base des médicaments sont en passe d’être définitivement réglés.

© adobestock_Gabriel
par Benoît Thelliez
Le 13 février 2026

En préambule de son Live hebdomadaire, Philippe Besset, le président de la FSPF a tenu à revenir sur « le bug énorme qui impacte les pharmacies depuis presque deux semaines ». L’origine du tsunami de rejets de paiement par l’Assurance maladie dont les officinaux font les frais est entièrement imputable au Comité économique des produits de santé (CEPS). À la suite des nombreuses baisses de prix et de TFR qu’il a décidées, les modifications opérées sur sa base de données servant de référence à la Cnam ont en effet été émaillées de nombreuses erreurs parmi lesquelles l’oubli de certaines spécialités à l’intérieur des familles concernées ayant entraîné des dates d’application et d’opposabilités différentes. Par ailleurs, la publication de plusieurs augmentations de prix, majoritairement de 0,001 euro et probablement liées à des erreurs de calcul au moment d’assurer l’égalité de marge entre les génériques et les princeps, s’est traduite par des rejets de facturation. Dans ce cas, c’est l’absence légale de délai d’écoulement qui a généré un écrasement immédiat de l’ancienne date d’opposabilité.

Le CEPS hors jeu

« Sur le pont depuis le début des incidents pour essayer de régler le problème avec l’Assurance maladie », la FSPF a annoncé par la voix de son président que les correspondants du syndicat à l’Assurance maladie « affirment que tout est rentré dans l’ordre au niveau des mises en paiement ». Mais, souligne encore Philippe Besset, « le circuit financier tarde toujours un peu et nous espérons que tout sera réglé dans les tout premiers jours de la semaine prochaine ». En attendant, la Fédération a continué son travail de vérification auprès des organismes payeurs et a notamment interrogé la Mutualité sociale agricole (MSA) qui lui a transmis des consignes pour le paiement des factures en attente. Concrètement, les anomalies tarifaires liées aux facturations transmises avant le 30 janvier dernier ont généré des rejets assortis de courriers explicatifs et une retenue des flux jusqu’au 2 février. Afin d’obtenir la mise en paiement de ces factures, les pharmaciens sont invités à réémettre les flux concernés. La MSA indique que près de 45 % des officines ont déjà procédé à cette reprise. La mutuelle rappelle en outre qu’aucune action n’est requise concernant les facturations transmises depuis le 30 janvier.
Rappelant que cet incident « a mis de nombreux confrères en difficulté financière », le président de la FSPF « espère que cela n’arrivera plus car c’est insupportable » et se félicite que le syndicat ait obtenu le dessaisissement du CEPS de la gestion de la base de prix des médicaments au profit de l’Assurance maladie.

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