La directive européenne sur les eaux résiduaires urbaines (DERU) révisée prévoit un renforcement en plusieurs étapes du traitement des eaux usées rejetées dans l’environnement. Le financement, selon le principe du pollueur-payeur, est attribué à l’industrie cosmétique et pharmaceutique. Vent debout contre une « responsabilité élargie du producteur » (REP) reposant sur ces deux seules branches, les organisations professionnelles concernées (Leem, Febea, Gemme et Nères) dénoncent « une charge financière disproportionnée ».
Quatre à cinq fois plus cher
Selon une étude du cabinet de conseil sur la transition environnementale (RE)SET, la mise à niveau des stations d’épuration françaises pourrait coûter entre 9,3 et 11,4 milliards d’euros (entre 516 et 633 millions d’euros par an), soit quatre à cinq fois plus cher que les estimations initiales de la Commission européenne. Les industriels appellent à « une pause dans l’application de la directive, le temps que soit mise à jour l’étude d’impact européenne », à un élargissement du périmètre de la REP et à « un dialogue constructif avec les autorités françaises, pour garantir une transposition équilibrée et conforme aux principes européens ».
