N°1375
Décembre 2025

Une charge insupportable

Le Leem, la Febea, le Gemme et Nères protestent contre une charge financière disproportionnée et insoutenable pour les entreprises cosmétiques et pharmaceutiques.

© adobestock_Zakiroff
par Mélanie Mazière
Le 01 août 2025

La directive européenne sur les eaux résiduaires urbaines (DERU) révisée prévoit un renforcement en plusieurs étapes du traitement des eaux usées rejetées dans l’environnement. Le financement, selon le principe du pollueur-payeur, est attribué à l’industrie cosmétique et pharmaceutique. Vent debout contre une « responsabilité élargie du producteur » (REP) reposant sur ces deux seules branches, les organisations professionnelles concernées (Leem, Febea, Gemme et Nères) dénoncent « une charge financière disproportionnée ».

Quatre à cinq fois plus cher

Selon une étude du cabinet de conseil sur la transition environnementale (RE)SET, la mise à niveau des stations d’épuration françaises pourrait coûter entre 9,3 et 11,4 milliards d’euros (entre 516 et 633 millions d’euros par an), soit quatre à cinq fois plus cher que les estimations initiales de la Commission européenne. Les industriels appellent à « une pause dans l’application de la directive, le temps que soit mise à jour l’étude d’impact européenne », à un élargissement du périmètre de la REP et à « un dialogue constructif avec les autorités françaises, pour garantir une transposition équilibrée et conforme aux principes européens ».

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