N°1378
Mars 2026

Kits de dépistage du cancer colorectal : ne pas traîner !

Alors que d’autres seront mis à disposition à partir du 15 mars, les kits actuellement disponibles ne pourront plus être analysés après le 15 septembre 2026.

© Ligue contre le cancer
par Alexandra Chopard
Le 27 février 2026

Mars bleu, le mois de la sensibilisation à la prévention et au dépistage du cancer colorectal en France, approche et les pharmaciens sont plus que jamais sollicités pour soutenir cette action. Dans un communiqué publié le 23 février, l’Assurance maladie a annoncé la mise à disposition, à partir du 15 mars 2026, de nouveaux kits de dépistage, occasionnée par le renouvellement du marché passé avec le prestataire. Cette information aurait pu passer inaperçue si elle n’avait pas une conséquence concrète : il se trouve que les prélèvements réalisés grâce aux kits actuellement présents dans les officines, ainsi que tous ceux qui seront commandés avant la mi-mars, ne pourront plus être analysés après le 15 septembre 2025 par le laboratoire partenaire. L’Assurance maladie recommande donc aux pharmaciens de les remettre à leurs patients en les incitant à réaliser le test sans tarder.

« Va chier »

Lors de son Live hebdomadaire, le président de la FSPF, Philippe Besset, a salué le slogan efficace – « Va chier » – émanant de la Ligue contre le cancer pour promouvoir le dépistage du cancer colorectal et diffusé dans des campagnes de publicité. L’organisme avait, l’an dernier, donné les raisons du choix de cette formulation provocante : « Ce qui est choquant, c’est que le cancer colorectal soit le deuxième cancer le plus meurtrier en France, avec plus de 17 000 morts par an. C’est d’autant plus révoltant que le dépistage est simple, rapide, fiable et gratuit. Et pourtant, 2 personnes sur 3 concernées, les plus de 50 ans, ne le font pas. [Ce slogan] n’est pas une provocation gratuite : c’est une interpellation frontale pour un message de prévention majeur. » Pour mémoire, le kit doit être proposé aux personnes de 50 à 74 ans qui se présentent au comptoir avec ou sans invitation, sachant que les patients ayant un risque élevé ou très élevé, ainsi que ceux ayant réalisé un dépistage dans les 2 ans ne sont pas éligibles à ce programme.

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