Très attendue par les organisations de salariés, la réunion extraordinaire de la commission paritaire permanente de négociation et d’interprétation (CPPNI) du lundi 6 juillet n’a pas permis d’aboutir à un accord. Celle-ci avait été convoquée, conformément aux obligations figurant dans le Code du travail, à la suite de la hausse exceptionnelle du Smic au 1er juin 2026. En effet, « plusieurs minima conventionnels » de la grille des salaires de la pharmacie d’officine ont été rattrapés par cette augmentation, ce qui impose une nouvelle négociation de la valeur du point.
Une proposition modeste
« En application du mandat donné par son conseil d’administration, la FSPF a proposé une augmentation de 0,5 % », explique Philippe Denry, vice-président du syndicat, dans un courrier destiné aux adhérents. Une revalorisation « modeste » en raison, d’une part, de l’inflation, qui « affecte autant les entreprises officinales que leurs collaborateurs alors que, pour la majeure partie de leur activité, leur rémunération est réglementée par l’État et n’évolue pas à due concurrence ». D’autre part, rappelle-t-il, « cette proposition prend en considération l’augmentation de la valeur du point de salaire de 1,2 % intervenue le 17 avril, ainsi que l’entrée en vigueur de la nouvelle classification des métiers de la pharmacie d’officine qui a bénéficié à de nombreux salariés ». La FSPF souligne, en outre, que « le sort de nombreuses officines [est] suspendu à la réforme du modèle de rémunération officinale et à l’avancée des négociations conventionnelles avec l’Assurance maladie ».
Une nouvelle réunion
Dans un communiqué daté du 7 juillet, la branche officine de FO ne cache pas sa déception : « Les chambres patronales sont arrivées avec des propositions particulièrement faibles de revalorisation salariale : 0,5 % pour la FSPF et 0 % pour l’Uspo ». Les négociations salariales ne sont pas terminées pour autant, une nouvelle réunion exceptionnelle leur sera entièrement consacrée le 15 septembre prochain.
