N°1368
Mars 2025

Une hirondelle ne fait pas le printemps

Si janvier 2025 affiche le chiffre d’affaires « le plus élevé de l’histoire de la pharmacie moderne », la FSPF temporise et attend de voir ce que donnera le reste de l’année.

Le-Pharmacien-de-France
© adobestock_jeff_huth
par Mélanie Mazière
Le 14 mars 2025

Les premières semaines de 2025 affichent des niveaux jamais atteints. Les experts-comptables de CGP l’ont confirmé le week-end dernier lors du salon Pharmagora Plus, le GERS Data aussi ce jeudi 13 mars lors d’un atelier en ligne. Dans un Live consacré à l’économie officinale, la FSPF a, à son tour, dévoilé des données excellentes. Le mois de janvier affiche non seulement le chiffre d’affaires « le plus élevé de l’histoire de la pharmacie moderne », mais aussi la deuxième meilleure marge, s’est réjoui Julien Chauvin, président de la commission Études et Stratégie économiques de la FSPF.

Des signaux encourageants

Tableau à l’appui, le titulaire tourangeau met en avant des progressions dans toutes les catégories. Ainsi, la marge dégressive lissée augmente de plus de 5 %, soutenue en particulier par les médicaments dont le prix est compris entre 150 et 1 930 euros qui apportent 4 millions d’euros de marge à eux seuls. Les produits de la LPP enregistrent une hausse de 7,6 % ; les honoraires progressent « dans tous les compartiments », démontrant « une activité saisonnière intense » ; la vaccination (+ 154 %), le dépistage et les entretiens pharmaceutiques (+ 125 %) bondissent. Soit une marge totale à près de 621 millions. « C’est plus de 27 millions d’euros de marge supplémentaire par rapport à janvier 2024 », note Julien Chauvin, tout en appelant à « pondérer ces chiffres exceptionnels puisque les mois suivants le seront probablement moins ». Des signaux néanmoins encourageants, même si la FSPF insiste pour ne pas oublier que « les charges des officines restent extrêmement élevées » et que « les comptes sont plombés par des dépenses chaque mois plus fortes ».

Une bouffée d’oxygène

Philippe Besset, président du syndicat, appuie l’analyse de Julien Chauvin. La « bouffée d’oxygène » est évidemment la bienvenue pour le réseau, mais, rappelle-t-il, « une hirondelle ne fait pas le printemps ». Dans l’attente d’une observation sur l’année entière, il souligne que les perspectives inscrites à l’avenant économique prévoient une évolution financière de plus de 2 % en 2025. « Nous devons donc faire très attention quant à l’augmentation de salaires des équipes », remarque-t-il, avant de se féliciter d’avoir « conclu avec les centrales de salariés » une nouvelle hausse du point à 1,1 % qui s’appliquera dans quelques mois à tous, dès parution de l’arrêté d’extension au Journal officiel. Par ailleurs, il attend beaucoup de la concertation avec les pouvoirs publics qui doit débuter d’ici à quelques semaines sur le niveau des remises sur les biosimilaires et hybrides. « Tout cela ouvre des perspectives en 2025, nous repartons vers du positif mais c’est encore fragile », prévient-il.

 

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