Alors que l’aide exceptionnelle à l’apprentissage a pris fin au 31 décembre dernier, la FSPF bataille pour que le dispositif soit reconduit. « Nous militons pour que le gouvernement remette en place une aide, a minima pour le niveau DEUST et, au mieux, pour les niveaux licence et suivants », a déclaré Philippe Besset lors de son Live hebdomadaire du 13 février, tout en remarquant que « c’est un combat que nous menons depuis longtemps et chaque année, c’est la même chose, c’est même pire cette année ». Depuis le 1er janvier 2026 , les contrats conclus ne sont donc plus éligibles à l’aide de 5 000 euros qui était jusque-là réservée aux diplômes de niveaux 5 (DEUST de préparateur/technicien en pharmacie), 6 (licence) et 7 (master).
Une issue favorable en juin ?
Bien que le dispositif ne figure pas à la loi de finances pour 2026 récemment adoptée, Philippe Besset a bon espoir que cette aide « importante » soit de nouveau effective. Le sujet pourrait même être « réglé pour le mois de juin, [afin d’] avoir, pour l’année suivante, des apprentis dans notre filière ». Le syndicat y travaille, de concert avec l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) et l’Union des entreprises de proximité (U2P). Des discussions sont en cours avec le ministre du Travail, sur lesquelles le Premier ministre doit arbitrer. « Je crois pouvoir assurer que nous serons entendus et qu’il y aura une aide pour les apprentis de niveau Deust », a indiqué Philippe Besset. Son montant reste encore inconnu, mais « nous militons pour qu’[il] soit le plus haut possible », a-t-il de plus précisé. L’aide unique à l’apprentissage, qui concerne les diplômes de niveau 4 (baccalauréat) est, en revanche, elle, toujours applicable.
